Les risques industriels et économiques liés à l’absence de visibilité sur les coûts d’électricité
Dans un contexte de volatilité accrue de l’électricité et de complexité contractuelle croissante, ne pas disposer d’une visibilité fiable, horaire et prévisionnelle sur les coûts d’électricité constitue un risque industriel majeur.
Ce risque ne se limite pas à une dérive de la facture énergétique. Il impacte directement :
- la qualité des décisions de production
- la maîtrise budgétaire
- la coordination entre énergie et production
- et in fine la compétitivité du site
Sommaire
Pourquoi ce risque est aujourd’hui critique
Historiquement, l’électricité était un poste de coût relativement stable, piloté principalement à travers le contrat.
Cette approche n’est plus suffisante.
Les sites industriels doivent désormais composer avec :
- une forte variabilité horaire des prix,
- des contrats multi-composants (marché, ARENH, TURPE, pénalités),
- des signaux réseau fréquents,
- des contraintes industrielles qui limitent la capacité de réaction immédiate.
Dans ce contexte, produire sans connaître le coût réel de l’électricité au moment où elle est consommée revient à arbitrer à l’aveugle sur un intrant stratégique.
A titre indicatif, le marché SPOT a, a lui seul, une volatilité moyenne annuelle de 91€ / jour, soit une augmentation de 19% par rapport à 2024.

Risque n°1 : Des décisions de production économiquement sous-optimales
Sans visibilité sur les coûts :
- les phases énergivores sont lancées indépendamment des conditions de marché,
- les procédés flexibles sont utilisés comme s’ils ne l’étaient pas,
- les arbitrages se font par habitude plutôt que sur des critères économiques.
À volume produit équivalent, plusieurs organisations de production sont possibles, avec des coûts électriques parfois très différents.
L’absence de lecture économique empêche d’identifier le scénario le plus performant.
Impact direct : surcoûts structurels, invisibles et répétés.

Dans cette situation, lancer la même opération à 02h ou à 17h, multiplie x3 le coût total d’électricité associé au fonctionnement de cette machine.
Risque n°2 : Une exposition accrue aux pics de prix et aux tensions réseau
Une lecture ex-post de la facture ne permet pas :
- d’anticiper les périodes de prix élevés,
- d’activer des leviers correctifs à temps,
- d’éviter les pénalités ou les dépassements d’indicateurs tarifaires.
Les sites subissent alors les aléas du marché au lieu de les intégrer dans leur pilotage.
Impact direct : coûts non maîtrisés et perte de capacité d’anticipation.

Ici on compare la consommation du site à l’indice de coût d’électricité. A titre d’exemple, en décalant tout le profil de consommation de 4h, l’usine économise 3 200 € sur la semaine.

Risque n°3 : Une déconnexion organisationnelle entre énergie et production
Lorsque le coût de l’électricité n’est ni lisible ni partagé :
- la production ne perçoit pas l’impact énergétique de ses choix,
- l’énergie est vue comme une contrainte, non comme un levier,
- les décisions sont fragmentées entre métiers.
Cette déconnexion limite la capacité collective à arbitrer intelligemment.
Impact direct : perte d’efficacité décisionnelle et tensions internes.
Risque n°4 : Une perte de maîtrise budgétaire
Sans visibilité fine :
- les écarts budgétaires sont expliqués trop tard,
- il est difficile de distinguer l’effet marché de l’effet opérationnel,
- les prévisions financières reposent sur des hypothèses fragiles.

Chaque jour, en intégrant les conditions du marché de l’électricité, les spécificités contractuelles, les appels de puissance et les contraintes de production, il existe systématiquement un scénario à éviter et un scénario optimal à viser.
L’écart entre ces deux extrêmes constitue l’enjeu économique réel. L’objectif des équipes est alors clair : se rapprocher, tous les jours, du scénario optimal, en arbitrant les choix opérationnels de manière éclairée, sans compromettre la performance industrielle.
Highcast donne cette visibilité.
Facteur clé de réduction du risque : la visibilité
La réduction du risque énergétique commence par une capacité simple mais structurante :
- connaître le coût réel du kWh consommé,
- comprendre son évolution horaire et prévisionnelle,
- relier ce coût aux décisions de production,
- identifier les marges de manœuvre réellement exploitables.
Cette visibilité transforme l’électricité :
- d’un risque subi
- en une variable de pilotage intégrée aux décisions industrielles.
Conclusion : Un enjeu de pilotage, pas uniquement d’énergie
Dans l’environnement actuel, l’aveuglement sur les coûts d’électricité n’est plus une option acceptable pour un site industriel.
Rendre ces coûts visibles, compréhensibles et exploitables permet :
- d’améliorer la qualité des décisions de production,
- de réduire l’exposition aux aléas de marché,
- de renforcer la coordination énergie–production,
- de sécuriser durablement la performance économique.
L’enjeu n’est pas de produire moins, mais de produire au bon moment, au bon coût.

